Un marathon fou pour la LiCoRnE à Guécélard

15 jours après le Marathon Seine-Eure, et 8 jours après les 20km du Run&Bike de Paris, la LiCoRnE se lance sur un nouvel arc-en-ciel de 42.195 km : la première édition du Marathon de Guécélard dans la Sarthe.

Un moyen de tester mon corps de bébé LiCoRnE et de savoir s’il peut suivre ma tête de guerrière. Une façon de savoir si je suis prête à démarrer ma période d’adolescence qui me mènera vers des courses longues, voir très longues et d’avaler des kilomètres d’arc-en-ciel avec gourmandise et plaisir.

marathon guecelard 2017 accessoires running

Une veille de course chaleureuse

Pascal nous accueille, Philippe (thepinkrunner), Jean-Marie et moi-même, chez lui, le samedi soir, nous proposant de manger à leur table ainsi qu’un couchage pour la nuit dans une caravane de forain pour la LiCoRnE et un superbe camping car américain pour les hommes. Il fait parti de l’organisation, demain il s’occupera de la logistique du village marathon, de la sonorisation ainsi que de la restauration. Une équipe familiale chaleureuse et professionnelle !

Nous passons une soirée magique auprès de cette famille. Un festin de roi nous est servi. Nous vivons une soirée de partage simple et très conviviale. Un vrai moment de bonheur qui ne peut pas tomber mieux pour une veille de marathon. Cette soirée me permet de découvrir un peu plus Philippe, qui vise son 100ème marathon en 2018. Je suis admirative. Il fait parti des coureurs qui me donne envie de me surpasser.

Aimer faire du long, sans but de temps ni de chrono, juste dans l’intention de découvrir de nouveaux marathons et de revoir des amis sur chacune des courses. C’est une façon différente de donner une nouvelle dimension à la course à pied. Ce n’est pas courir juste pour la perf, mais plutôt pour le partage, la découverte et le dépassement de soi.

C’est parti pour ma ballade sur l’arc-en-ciel de Guécélard

Nous arrivons à 9h00 sur le lieu de départ. Nous retrouvons un sacré groupe d’amis dont Gilles (l’arlequin), Jésus, des membres de Courir Le Monde et la fameuse équipe des kékés du Bocage. Nous profitons de la chaleur de la salle des fêtes pour papoter et prendre quelques photos souvenirs.

En sortant de la salle, il fait vraiment très froid et la pluie nous menace. Je retourne à la voiture enfiler un tour de cou ainsi que ma veste coupe vent. Cela me vaudra une gentille moquerie de Philippe qui me fait remarquer qu’il fait environ 12 degrés… Mais j’ai tellement froid que je prendrais le départ ainsi.

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Ce marathon se fera en 2 boucles identiques de 21.1km.

10h00 le départ est donné. Nous voilà lancé sur ce nouvel arc-en-ciel que j’attaque en mode « ballade ». Je veux profiter et vivre ce marathon pleinement. Je ne sais pas encore si j’arriverais à parcourir les 42km car il faut avouer que mes jambes sont un peu lourdes. Mais j’y crois et je rêve de cette médaille si symbolique !

Finalement, Philippe avait raison, il fait chaud ! Je retire ma veste dès le 4ème kilomètre. Erreur de débutante !

Rapidement, je me retrouve avec Jacquot des kékés du Bocage. Nous sympathisons et nous passerons le premier semi ensemble à papoter et à courir à notre rythme sans se forcer. Nous profitons de ce moment tous les deux. Encore un joli instant de partage durant lequel il me raconte ses très nombreuses aventures, j’ai plein de rêves en tête !

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Ce moment bavardage me permet de me déconnecter complètement du parcours qui n’est pas si facile. Il y a deux belles bosses à grimper, nous passons dans des sous-bois, sur des chemins de terre et petits cailloux, d’autres sableux aussi ! Je ne savais pas que Guécélard était près de la mer 😆

Me voilà déjà arrivée au semi, en 2h04, je n’en espérais pas tant  ! Et le top : le mode « LiCoRnE automatique » s’est bien mis en route. Le seul gros soucis que je rencontre, comme à chaque fois, ce sont mes pieds qui me font déjà souffrir depuis quelques kilomètres. Les cloques se sont déjà bien installées dans mes baskets !

Jacquot me propose de me laisser avec son ami Jeannot (qui fait également parti des kékés du Bocage) pour le deuxième semi, car il se connaît, il va ralentir sur la deuxième partie.

Une deuxième moitié de marathon surprenante…

Me voilà donc lancée pour la deuxième boucle. Je la commence donc avec Jeannot mais je sens bien dès la première bosse que ma course ralentie et que ça devient difficile. Nous sommes au 25ème kilomètre. Je m’attends à souffrir rapidement, à devoir marcher sur la deuxième bosse, Jeannot avance et passe devant…

Je le vois devant moi, j’essaie de ne pas le perde de vue. Alors je cours, sans trop réfléchir. Pourtant, sur ce deuxième semi, je me rends compte de la difficulté du parcours et de la monotonie du paysage. Une solitude s’installe, je compte les kilomètres restant (16 c’est énorme !), mes pieds sont deux martyres. Chaque petit caillou qui vient se poser sous mes semelles devient un tyran de la douleur…

Au 29ème, voila la deuxième bosse, qui est longue, très longue, à ne pas en finir (c’est sûr ? on est passé par ici au premier semi ?). En revanche, je ne veux pas marcher, pas maintenant, pas avant le 35ème sinon je le sais, la fin sera très très longue. Alors je m’accroche, et je monte cette bosse de quasi 2km en courant.

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31ème, enfin la descente, me voilà soulagée ! Je me laisse allée, et je reprends de la vitesse. Instantanément, mes jambes deviennent plus fortes. Je ne sais pas pourquoi. Je ne peux pas l’expliquer. Mais j’ai l’impression d’avoir deux ailes magiques qui me poussent dans le dos. Alors je profite de ce regain d’énergie pour accélérer, mes jambes sont fortes, mes pieds me font souffrir mais j’avance comme une folle. Je ne cesse de doubler d’autres coureurs. Je jette un œil à ma montre, si je ne flanche pas je peux espérer battre mon record personnel de 4h09. Mon mental change complètement, d’un marathon ballade, il devient un marathon défi RP.

Je continue de courir au même rythme qui, finalement, est plus rapide que les 30 premiers kilomètres. J’ai la joie de revoir Jeannot devant moi, je m’y accroche jusqu’à le doubler ! Il m’encourage. Je continue de filer ainsi jusqu’au 40ème.

Tout à coup, mes mains se remplissent de fourmis, ma tête se met à tourner, je vacille ! J’ai bouffé tout mon carburant, impossible de continuer ainsi ! Quel dommage… à seulement 2km de l’arrivée… Je marche 50 mètres pour éviter de tomber mais, quand je me remets à courir, mes jambes sont lourdes et je n’ai plus de forces. Impossible de garder le même rythme infernal. Je passerais quand même la ligne d’arrivée en courant et avec un joli saut de LiCoRnE pour le terminer en beauté !

Une arrivée magique

J’ai parcouru ce marathon en 4h11, sans finalement trop souffrir si je compare à celui d’il y a 15 jours… et à seulement 2 petites minutes de mon RP.

Mais je ne suis pas déçue, car maintenant je le sais. Mon corps peut suivre ma tête de la LiCoRnE !

Je prends conscience de ce que je viens de vivre au moment où l’on me remet ma médaille de finisher. Je suis heureuse. Je ne peux retenir les larmes de bonheur qui s’échappent de mes yeux. Il y a des moments dans la vie où il faut savoir vivre ses émotions. Alors je profite de ce moment pleinement, je laisse mes larmes de joie couler et les émotions m’envahir. Quelle béatitude !

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Je retrouve une partie du groupe de kékés du Bocage au ravitaillement de fin, nous nous félicitons. Nous échangeons sur notre aventure, et quelle sacrée aventure! Nous sommes tous d’accord pour dire que le parcours était finalement vraiment pas évident et très monotone.

Je reste surprise de ce que j’ai vécu : deux boucles complètement identiques et ressenties complètement différemment. Finalement, j’ai eu l’impression d’avoir fait un marathon sur une seule boucle.

La LiCoRnE est finisher de son 6ème marathon ! Et chacun de ces arcs-en-ciel a été complètement différents. C’est ça la magie du marathon !

Pour conclure sur cette première édition…

Cette première édition du Marathon de Guécélard a été réussie. L’organisation était cadrée. Les ravitaillements vraiment top et les bénévoles très accueillants. Certes, il reste quelques ajustement à faire pour les prochaines fois, comme par exemple le marquage des kilomètres qui n’était pas super bien placé, ou encore le manque de « sac coureur » pour les inscrits. Mais, très honnêtement, à mes yeux il est un marathon convivial auquel j’ai pris beaucoup de plaisir à y participer !

Prendre le temps de courir, prendre le temps de prendre du plaisir, prendre le temps de partager, prendre le temps de vivre…

Compte-rendu par Aurélie Berthe alias Lilie Corne Rose

Rédacteur d'un jour

Ils aiment courir, ils partagent leurs aventures et leurs conseils, ils sont rédacteurs d'un jour pour Accessoires Running.

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