Arc to Arch… to Portes Saint-Georges

Si je vous dis qu’un gars va quitter Londres dans quelques jours pour aller jusqu’à Paris, vous me direz qu’il n’y a rien de foufou là dedans. Maintenant si j’ajoute qu’il va le faire en version triathlon et qu’histoire de faire sa récup il va pousser jusqu’à Vendôme en courant… Là tout de suite ça calme hun ?

Le gars en question est Ludovic Chorgnon et il n’en est pas à son coup d’essai. Parmi ses exploits on retrouve le Défi 41. C’était en 2015 et il s’agissait d’enchaîner 41 Ironman sur 41 jours d’affilée. Pourquoi 41 ? Eh bien parce que c’est le numéro de département du Loir-et-Cher où il réside. Bref, avec ça il détient un double record du monde : 41 Ironman en 41 jours et 44 Ironman réalisés en 1 an.

Aujourd’hui nous avons pu échanger quelques mots afin qu’il nous présente son nouveau délire.

Arch to Arc… to Portes Saint-Georges

AR : Hello Ludo, maintenant que nos lecteurs te prennent déjà pour un fou, peux-tu te présenter pour qu’on te connaisse un peu mieux ?
LC :
Je m’appelle Ludovic Chorgnon, mon surnom c’est « Ludo le Fou ». Je vais avoir 46 ans dans quelques jours (22/07). Je suis marié et père de 3 enfants (22, 20 et 6 ans). Je suis chef d’entreprise et je fais un peu de sport sur mon temps libre 🙂

accessoires running interview arch to arc ludovic chorgnon defi 41

AR : Avant de parler de Arch to Arc je voudrais revenir sur le Défi 41. Comment t’étais venue l’idée et pourquoi te lancer là dedans ?
LC :
L’idée du Défi41 m’est venue du fait que j’ai horreur des constats où les gens se plaignent et baissent les bras résignés. Et parmi ceux que je côtoie il y a ceux de mon département (le 41) qui pensent que c’est dommage d’avoir un si beau département et qu’on n’en parle jamais. Et il y a beaucoup de mes clients qui pensent que c’est toujours plus facile ailleurs et que pour eux c’est compliqué. Du coup je me suis dit que j’allais leur montrer que tout est possible et que cela ne tient qu’à une chose : soi-même !! Je suis donc parti dans l’idée d’établir un record du monde pour faire parler de mon territoire. J’ai choisi un sport qui n’est pas le mien (je suis coureur à pied et non pas triathlète même si j’ai fait quelques triathlons) et j’ai quadruplé un record du monde pour montrer que si ça parait invraisemblable, il ne faut pas s’arrêter mais avancer avec conviction. Et forcément en terme de com, je ne pouvais pas imaginer en faire 40 en habitant le Loir et Cher, donc j’en ai fait 41 pour que tout le monde se dise « mais pourquoi 41 ? Parce qu’il habite le Loir et Cher pardi !! ».

AR : Et pour ce challenge 2017, comment est né le projet ? Je crois que tu n’es pas le premier à relever ce défi, peut être cherches-tu à améliorer un record ?
LC :
Pour Arch to Arc je ne suis pas le premier à chercher à relier Londres à Paris (même s’il n’y a que peu de candidats). C’est tout simplement que j’ai toujours une idée qui en pousse une autre et j’adore me trouver dans des situations inconfortables, juste pour voir si j’aurais le niveau pour m’en sortir … Niveau record, je ne dis pas que si l’option se présentait je n’y penserais pas, mais franchement terminer un tel challenge est LA priorité, d’autant que j’ai prévu un retour de Paris à Vendôme à vélo avant de courir 15km avec le public.

AR : Je te laisse maintenant nous décrire un peu mieux le parcours qui te mènera de Londres à Paris puis Vendôme.
LC :
Londres-Douvres en courant 144km, Douvres-Calais à la nage (55 à 60km), Calais-Paris à vélo (288km) puis Paris-Vendôme à vélo (180km) avant de terminer par 15km de course à pied dans la ville de Vendôme.

AR : Se lancer sur une telle distance doit demander une sacrée prépa. Depuis combien de temps pratiques-tu les différentes disciplines du triathlon ? Quel est ton volume d’entraînement pour ce genre d’aventures ?
LC :
J’ai fait mon premier Ironman en 2008 pour « récupérer » de mes ultra-trails en pouvant ainsi continuer le sport, mais porté. Je m’entraîne ou me délasse en faisant du sport tous les jours. En repos ou lorsque je n’ai pas le temps j’en fais 1 heure, en moyenne 2 à 3h et dès que j’en ai l’opportunité, je fais 5, 8 voire 10h de sport dans la journée, ou plutôt la nuit.. car pour combiner travail, vie familiale, vie associative très fournie et sport, je dois souvent courir ou nager la nuit ou à 5-6h du mat.

AR : D’un point de vue logistique comment ça s’organise ?
LC :
Super bien, j’ai un team ultra complet avec un médecin, un kiné, un diététicien, mon entraîneur de natation, mon préparateur physique, ma fille aînée et 3 amies.

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AR : Je crois que tu emmènes avec toi un casque AfterShokz. La musique t’aide à avancer dans les moments durs ?
LC :
Alors bizarrement non ! Enfin si ! Bon en résumé il est très rare que j’écoute de la musique en courant car j’adore écouter l’environnement, mon souffle, … et je ne m’ennuie jamais en courant, même après 20 ou 30h non-stop. En revanche si je prends un coup de mou, je préfère me servir de la musique que d’un gel pour « m’électriser » et ça marche bien, puisque j’entre dans la musique et repars assez vite en m’aidant du rythme comme des pensées positives que la musique génère.
L’avantage avec le casque AfterShokz c’est qu’il me permet de continuer à écouter mon environnement tout en protégeant mes tympans car si j’aime la musique, je n’ai pas envie de finir sourd. Là je peux mettre les watts dans les « oreilles » comme dans les baskets en toute sérénité.

AR : En dehors du running, du cyclisme et de la natation, pratiques-tu d’autres sports ?
LC :
Je fais un peu d’escalade et beaucoup de musculation. Je travaille principalement mes points faibles, à savoir le haut du corps pour un coureur à pied, mais aussi l’équilibre, la proprioception, les muscles profonds, la respiration…

AR : Un suivi live de ta progression est-t-il prévu ?
LC :
Oui à la minute !! Grâce aux balises Owaka.

AR : Et pour ceux qui ont envie de se dégourdir les pattes, est-t-il possible de t’accompagner sur une partie du parcours ?
LC :
Malheureusement non entre Londres et Paris car l’athlète doit se retrouver seul face à lui-même, en revanche de Paris à Vendôme bien entendu c’est fait précisément pour cela.

AR : Avant de te laisser finir de te préparer, des conseils à donner aux coureurs de l’extrême en herbe ?
LC :
De viser grand, mais d’y aller doucement ! Trop de gens rêvent d’exploits à leur niveau et se lancent en totale méconnaissance du milieu qu’il s’agisse de montagne, de très haute altitude, de la mer… Il faut se laisser le temps d’apprendre, de se construire une expérience et surtout de garder du plaisir en permanence 😉

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